Sur la fin de mon séjour à Evora et le départ pour Elvas, j’ai l’impression d’être rentré dans un tunnel de lavage auto Éléphant Bleu tellement j’ai pris d’eau dessus ! Ça durera tout mon séjour en Alentejo.
Après la capitale de région, je m’enfonce dans les contrées reculées, traditionnelles, rurales et avec un petit goût de désuétude. Je suis sur une route des vins également.


Et enfin, je suis à la frontière avec l’Espagne contre qui le Portugal a plusieurs fois bataillé pour décrocher son indépendance et ses terres. Cette proximité explique un réseau de châteaux et de forteresses dont Elvas fait partie.
Elvas est une forteresse à la Vauban vue du ciel, donc une étoile. Et quelques bastions viennent la compléter. Elle présente la particularité d’avoir doublé ses fortifications des douves sèches les plus grandes du monde ce qui lui a ouvert les portes du Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Je n’ai qu’un seul doute à ce jour : que les dites douves soient sèches parce que je ne le suis pas vraiment avec ce temps… En tout cas les fortifications sont stupéfiantes.



A l’intérieur des remparts, la ville est assez moderne avec quelques îlots historiques comme le château en travaux, l’église des dominicains somptueuses mais fermées et, ouf, l’église ND de l’Assomption qui donne sur la large place principale.


Enfin, arrivant de la campagne un aqueduc de 7km à plusieurs niveaux d’arches, rajoute de la grandeur à l’ensemble.
