En arrivant, j’ai la surprise de découvrir que la ville des Templiers est aussi une halte de pèlerins car Tomar est sur la camino portugues de St Jacques de Compostelle et que de nombreux marcheurs font halte dans mon auberge.La météo devient également favorable. Enfin !!! Je sympathise avec quelques pèlerins peu engagés dans une course contre-la-montre.Ce vendredi matin, nous allons débuter par un joyau. Par une raide montée pavée on atteint ce qui en apparence est une vieille forteresse. Son nom est « couvent du Christ ». Puis passé les portes, je vais de surprise en surprise. Je commence par le chemin de ronde.
L’entrée est si dure à trouver que je pense ne pas faire la visite. Puis je me reprends car je suis venu ici pour enchaîner 3 sites de l’Unesco aujourd’hui. L’intérieur va s’avérer sidérant. Je pense que c’est le monastère le plus grand que j’ai jamais vu, un labyrinthe où l’on perd aisément l’orientation et où à chaque nouveau détour il y a des surprises.Je ne peux tout présenter ici donc je vais me concentrer sur un aperçu profondément partiel. La plus belle pièce est la rotonde où les templiers à cheval pouvaient assister à la messe.
Un écrin de fresques, sculptures et d’architecture aérienne. L’autre point ahurissant est le nombre de cloîtres. Je ne crois pas connaître un monastère avec plus de 4. Celui-ci doit en posséder une dizaine facilement !!!

Les bâtisseurs n’ont pas hésité à mélanger les styles avec notamment le manuélin qui fait référence au passé maritime du Portugal ou les tours avec escalier comme à Venise.
Enfin, le monastère est si vaste, qu’il est possible de créer des perspectives presque infinies.
Le bâtiment est aussi alimenté par son propre aqueduc.
Enfin petit aperçu de la ville qui est plutôt mignonne aussi.
Tomar, le coup de cœur inattendu de mon voyage…