San Juan de Gaztelugatxe

J’ai plusieurs fois été jusqu’à l’océan et un bout du continent dans ce voyage, je voulais terminer par un que mes parents et mon frère m’ont fait découvrir et que Game of Thrones a popularisé : San Juan de Gaztelugatxe. Il s’agit d’une église sur une falaise ou plutôt une sorte de presqu’île en pleine mer. Le cordon qui relie les deux est un escalier en pierre.

Commençons toutefois par le chemin pour y aller à pied qui est très agréable et que j’accomplis avec une américaine et une coréenne. Le départ se fait de Bakio et il y a 2,8km de marche très vallonnés pour y aller.

Ensuite il y a un guichet. Les jours d’affluence pas possible de le passer sans la réservation gratuite prise sur Internet. Aujourd’hui, il est tôt et il pleut alors ça va. L’effet Game of Thrones.

Voici le lieu magique :

Et voici le sanctuaire au sommet.

Le bout du monde et du voyage est atteint. Je suis prêt à rentrer… C’était magnifique du 1er au dernier jour !

Bilbao

Mon voyage au Portugal s’est achevé à Porto mais le voyage continue un peu pour aller voir un site qui me fait très envie autour de Bilbao.

La météo est infâme. Je visite tout de même un peu de la place Moyua, un immense rond-point aménagé à la gare dans un premier temps.

Je poursuis par la vieille ville avec ses églises sont la cathédrale, sa place centrale typique des villes espagnoles et ses balcons en fer forgé sur des façades colorées.

Je longe aussi les rives de la rivière jusqu’à un kiosque à musique très beau, un pont ultra-moderne et le musée Guggenheim.

Comme c’est la nuit des musées j’en visite deux avant d’être démotivé par la pluie : le musée d’archéologie et Guggenheim. Le 2nd me déçoit au moins autant que la première fois.

Porto

Ayant déjà eu un bon aperçu de Porto et parce que je ne suis pas sûr de pouvoir me connecter demain depuis le bus qui me fera quitter le Portugal de nuit, j’écris maintenant un article que je compléterai.

Porto c’est l’éternelle rivale de Lisbonne. Son monument emblématique est son pont de style Eiffel qui donne sur les quais colorés du Douro en contrebas.

C’est aussi une multitude de places dont certaines très allongées, de parcs, d’églises à l’extérieur parfois couverts d’azulejos.

Ce sont ces bateaux à fond plat qui transportaient les fûts des chais vers les caves de Gaia en face. Ou ces tramways qui font vestiges d’une ère révolue.

Mais Porto c’est aussi pour le pire des façades bien délabrées comme des colorées, du street art ou des surprises disséminés dans des endroits inattendus.

Pour finir la visite j’ai été au musée des Découvertes, le Portugal ayant nettement régné sur les mers.

Puis j’ai rejoint l’Atlantique une dernière fois par le bord du Douro.

J’ai enfin quitté le Portugal en bus pour Bilbao dans une gare routière indigne de ce nom tellement elle est glauque et délabrée.

Pinhão – Vallée du Douro

Aujourd’hui, nouveau site de l’UNESCO : la vallée du Douro. Ma bonne étoile m’accompagne car j’ai changé d’avis en prenant un billet pour Pinhão plutôt que pour Régua. Le train est passé devant cette dernière et le paysage est moins vallonné donc moins scénique.

Pinhão est 25 minutes plus loin. C’est un paysage de hautes collines couvertes de vignes. La gare est nettement plus jolie avec plein d’azulejos sur les travaux de la vigne et les paysages voisins.

Plutôt que de rester en bas comme la plupart des gens sachant qu’il y a peu à faire dans un village de 100 habitants, je pars pour les hauteurs et avec l’aide de Google Maps vais trouver une petite rando super sympa avec des paysages étonnants : la vue sur 3 vallées, sur un village perché aux chiens gueulards mais pas méchants, les cultures en terrasses. Une carte postale.

Et voici pour terminer le bateau qui transportait le vin avant les touristes.

Guimarães

Voici une nouvelle ville qui m’a émerveillé. Dès la sortie de la station routière j’emprunte une petite rue aux façades colorées et aux balcons en fer forgé. Ça ferait presque village.

Les places sont là aussi super nombreuses, toute aussi jolies les unes que les autres et avec toujours ce style qui fait moins se sentir dans une ville que dans un village. La 1ère est la seule qui déroge à ce constat.

Parmi les différents édifices religieux la cathédrale se démarque avec son baldaquin de pierre qui surmonte une croix. Ce monument renvoie à un récit selon lequel un roi Wisigoths qui avait planté son épée là refusait le pouvoir sauf si de l’arme poussait un arbre. Ce fut le cas et le baldaquin rappelle l’anecdote.

Ce n’est toutefois pas le seul baldaquin car il y en a un autre proche de la gare routière.

Sur les hauteurs de la ville, un palais des Ducs de Bragance et un château médiéval.

Ce soir retour sur Porto où ça a beaucoup fraichi. Je prends donc des calories pour me réchauffer avec cette francesinha, à mi-chemin entre croque-monsieur et hamburger local.

Braga

Je suis en train d’explorer une à une les bouts de lignes de trains de banlieue de Porto depuis hier : après Aveiro, place à Braga puis Guimarães aujourd’hui et des arrêts par dizaines.

Braga, c’est la « Rome portugaise ». On aime bien l’Italie ici… Mais cette fois c’est une belle ville.

Déjà il y a des témoignages du passage des Romains comme cette place.

Ensuite de nombreuses églises même si leur extérieur n’est pas spécialement exceptionnel.

Il y a surtout de très belles places dont la dernière.

Mais si je suis à Braga c’est aussi pour sa banlieue et le Bom Jesus de Monte. Un sanctuaire, église et chemin de croix qui prétendent avec raison à une classification à l’UNESCO. Son escalier à trois niveaux (pour la dernière partie) rend hommages à des apôtres ou à des vertus. Il est constitué de deux volets symétriques.

Au sommet une église dont la scène derrière l’autel représente tout le Mont Golgotha. C’est vraiment impressionnant. Il y a aussi une grotte et pour ceux qui ne peuvent monter à pied un téléphérique.

Aveiro

C’est l’histoire d’une grosse entourloupe : il y a les villes qui émerveillent de façon inattendue comme Tomar et celle qui déçoivent par rapport à l’imaginaire qu’on s’est créé. Aujourd’hui je passais par cette « Venise » portugaise mais j’utiliserai plus des « Le Havre » du pauvre ou autre diminutif moin reluisant. Certes il y a quelques canaux qui se battent en duel et dessus des moliceiros ces barques typiques d’Aveiro qui servait à transporter du sel pour les pêches au large de Terre-Neuve, mais sauf si c’est une question de périodes je m’attendais à plus que 10 barques…

Pour faire l’inventaire des monuments potables, il y a aussi la cathédrale, l’Hôtel de Ville et surtout le marché aux poissons.

Pour rentabiliser le billet je tente la spécialité locale que m’ont conseillé Alison et Uriel (bon forcément un dessert hein, pas du salé) : les uvos moles. Il s’agit d’une pâte crémeuse de jaunes d’oeufs enfermée dans une bogue à la consistance d’ostie. C’est curieux…

J’ai ensuite gagné Porto mais comme je vais visiter sur plusieurs jours, je ferai un résumé ultérieurement pour plus de cohérence.

Ah et sinon il commence à faire froid : je crois qu’on est sous les 30 ! 😌

Coimbra

Avant de commencer une histoire je terminé (tristement) une autre. Les petits bergers de Fatima n’ont pas tous eu la même destinée : deux sont morts une dizaine d’années plus tard de la grippe espagnole, tandis que la dernière, Lucia, est rentrée dans les ordres encore 10 ans plus tard jusqu’à la fin de ses jours dans ce siècle-ci. Son couvent se trouve justement à Coimbra et un hommage lui est rendu.

Tous les 3 ont été béatifiés après leur mort et le procès nécessaire.

Coimbra, c’est d’abord une ville universitaire : 40000 des 140000 habitants seraient étudiants. C’est une des 15 plus anciennes universités d’Europe, fondée à la fin du 16ème. Elle fonctionne comme une ville dans la ville, avec ses codes qui font office de lois. Par le passé, des étudiants pouvaient ainsi se retrouver en prison (de l’Université) au besoin. Les étudiants s’organisent en confréries en fonction de leur domaine d’études et de leur origine et vivent à plusieurs dans des colocations.

Coimbra est bâtie sur des collines et possède un aqueduc et des fortifications.

La ville ancienne était construite sur les hauteurs et des rues étroites par endroit. Voici aussi sa nouvelle cathédrale datant de plusieurs siècles tout de même.

Et puis on parvient vite à la vieille cathédrale qui passerait presque pour un château.

Descente sur les bords de la rivière pour voir la ville en contre-plongée.

Je termine par les ruelles commerçantes de la partie moderne de la cité.

Elles me réservent encore quelques surprises autour de l’Hôtel de Ville et d’une nouvelle église.

Fatima

Finalement ce matin, j’ai souhaité quitter Lisbonne plus tôt que prévu en passant toutefois par le quartier de l’Oriente de l’Expo universelle 1998.

Un bus m’emmène ensuite à Fatima en ce 13 mai. En 1917, dans ce village perdu, 3 petits bergers, 2 fillettes et 1 garçon voit la Vierge leur apparaître à plusieurs reprises dont les dernières fois devant témoin. Un site de pèlerinage d’ampleur est né. Au départ une petite chapelle va être édifiée.

Puis une cathédrale va voir le jour sur le modèle simplifié de St Pierre de Rome.

Et depuis une église bien plus moderne de l’autre côté de l’esplanade qu’en temps normal des pèlerins traversent sur des genoux.

Enfin, il y a des chapelles secondaires très dépouillées et un musée.

Pour finir, vous vous souvenez peut-être des gilets jaunes qui convergeaient de partout le long des routes il y a 3 jours ? Et bien ils sont là :

Si la vidéo marche, en fin de messe ça donne ça :

Tournez les mouchoirs pendant que ND de Fatima va de l’autel à la chapelle historique…

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