Portalegre

Sur le chemin de Portalegre, nouveaux paysages champêtres d’oliviers et chênes-lièges notamment. Un incident cocasse se produit dans le bus : une panne de klaxon ! En fait, le klaxon ne s’arrêtait plus. 😂 Aussi après plusieurs centaines de mètres à klaxonner les vaches et les quelques voitures de passage, notre chauffeur a dû couper le contact pour arrêter le vacarme. A chaque redémarrage ça surprenait l’automobiliste qui ne manquait pas de passer pile à ce moment-là. Mais mécano dans l’âme, le chauffeur a fini par parvenir à lui couper le sifflet.

Sur ces entrefaites, je parviens à Portalegre, ville plus humblement fortifiée et dont la splendeur est manifestement révolue. Le fermé se dispute une place au délabré. Triste réalité d’une ville qui se meurt si la pauvreté n’explique pas tout. Le textile et la tapisserie ne sont plus aussi rentables…

Les principales curiosités locales sont un château et quelques églises. En plus de montrer la cathédrale, j’opte ici pour une église secondaire, à mes yeux plus jolie.

Mais la plus grande curiosité si je veux être sarcastique, c’est de faire une gare à 12km de la ville dans la pampa. Là, je n’ai toujours pas compris. Heureusement mon hôte très dévoué va me dégoter le seul bus de la journée qui s’y rend, grâce à son fils adjoint au maire (le bus ne part pas de la gare routière ce serait trop facile). Des fois, j’ai vraiment une étoile.

Enfin pour rajouter au décati, internet ne passe pas très bien là-bas donc le temps est plutôt long quand il pleut. Du coup, malgré la pluie je suis parti à Marvão pour ce que nous allons en voir dans le prochain article…

Elvas

Sur la fin de mon séjour à Evora et le départ pour Elvas, j’ai l’impression d’être rentré dans un tunnel de lavage auto Éléphant Bleu tellement j’ai pris d’eau dessus ! Ça durera tout mon séjour en Alentejo.

Après la capitale de région, je m’enfonce dans les contrées reculées, traditionnelles, rurales et avec un petit goût de désuétude. Je suis sur une route des vins également.

Et enfin, je suis à la frontière avec l’Espagne contre qui le Portugal a plusieurs fois bataillé pour décrocher son indépendance et ses terres. Cette proximité explique un réseau de châteaux et de forteresses dont Elvas fait partie.

Elvas est une forteresse à la Vauban vue du ciel, donc une étoile. Et quelques bastions viennent la compléter. Elle présente la particularité d’avoir doublé ses fortifications des douves sèches les plus grandes du monde ce qui lui a ouvert les portes du Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Je n’ai qu’un seul doute à ce jour : que les dites douves soient sèches parce que je ne le suis pas vraiment avec ce temps… En tout cas les fortifications sont stupéfiantes.

A l’intérieur des remparts, la ville est assez moderne avec quelques îlots historiques comme le château en travaux, l’église des dominicains somptueuses mais fermées et, ouf, l’église ND de l’Assomption qui donne sur la large place principale.

Enfin, arrivant de la campagne un aqueduc de 7km à plusieurs niveaux d’arches, rajoute de la grandeur à l’ensemble.

Evora

Le temps a viré au vent et au crachin depuis hier soir. Evora est construit sur plusieurs collines et domine les plaines de l’Alentejo. La ville est entourée par une muraille et du nord-est part aussi un aqueduc sur 8,5km dont les dernières arches viennent mourir dans le centre.

Les rues du centre sont étroites et pavées. Les églises sont nombreuses avec leurs intérieurs parfois dorés, parfois en azulejos, ce dallage décoratif typique du Portugal.

Autour de la place principale, quelques maisons à arcades donnent un cachet plus particulier.

Enfin, les principales attractions de la cité sont ses ruines romaines et son université fondée au XVIème. Les Romains ont en effet laissé les vestiges d’un temple dédié pour certain à la déesse Diane, pour d’autres à l’Empereur. Transformé au cours des siècles par exemple en forteresse, il a été remis en valeur comme symbole de la ville. Enfin, dans le hall de l’Hôtel de Ville, on peut aussi voir les ruines des anciens thermes.

Pour terminer un peu de gastronomie locale : le queijada de requeija. Un très bon gâteau à base d’oeufs.

Lagos et Ponta de Piedade

A cheval sur aujourd’hui et hier, visite de la ville de Lagos. Hier c’était plutôt le centre ville qui est ceint de remparts. Les rues sont en pente et pavées, le cœur est un vrai lacis de ruelles piétonne. Quelques églises surveillent la ville de haut.

Aujourd’hui, c’était direction le faubourg sud de la ville en suivant le chemin de croix jusqu’à Ponta da Piedade, son phare et ses blocs rocheux magnifiques. Des passerelles en bois permettent de marcher au milieu sur un bon kilomètre.

La visite terminée je quitte l’Algarve pour l’Alentejo et la ville d’Evora. 3 trains et 5h de voyage en « z » inversé seront nécessaires. Je décrirai la visite demain.

Sagres et le Cap St Vincent

Sur la route de Sagres, j’ai pris le train pour Faro que j’ai un peu parcourue avant d’enchaîner avec un bus vers Sagres. Comme je repasse par Faro demain, je ferai un article unique.Sagres c’est le dernier bourg avant l’océan, avant l’Amérique aussi. Un dirigeant du Portugal, Henri le Navigateur y avait construit une école navale et des chantiers à l’époque des découvertes. La ville est situé sur une pointe et est dominée par sa forteresse.De là, à l’issue de 6km de marche, on atteint le point le plus au Sud-Ouest de l’Europe continentale, un cap qui était le dernier repère familier des explorateurs partant ouvrir de nouvelles voies et écrire l’Histoire : le Cap St Vincent.Pour y accéder, le trajet peut se faire partiellement par le sentier côtier mais aussi par la route car il y a des passages à mes yeux très dangereux. Le paysage change beaucoup entre lande, univers minéral de type martien ou littoral déchiqueté une fois de plus.Au fond ou au bout de la route, la silhouette du phare domine tous les environs y compris le monastère forteresse qui le précède de peu.Ne reste plus qu’à savourer les efforts consentis pour atteindre ce confins européen. La côte ouest de Portugal apparaît à son tour.

Portimão

En provenance de Carvoeiro, je n’y ai fait qu’une courte escale pour aller voir la Praia da Rocha en dehors du centre-ville. Quelques blocs friables barrent la plage et les constructions s’appuient dessus tout le littoral. Mais après le sentier d’hier, rien de bien impressionnant.

Retour par le bord de l’estuaire et la place principale pour jeter un coup d’oeil à la cathédrale, aux couleurs du Vatican. Hasard ou pas ?

Sentier des 7 vallées suspendues

Ce matin je quitte Faro. A l’auberge les ronfleurs auront disputé les décibels aux paons. Mais j’ai récupéré. Mon collègue brésilien est décidé à me suivre pour lui aller à la plage aujourd’hui et chercher un travail pour rester au Portugal dès demain. Sauf que dans le bus il a rencontré une personne disposé à m’aider donc on n’aura fait que le trajet ensemble.Le bus Eva Transportes quitte Faro à 7:15 et je vais jusqu’à Armação de Pera. Parce que c’est le premier arrêt sur le littoral. Le bus s’arrête partout en chemin aussi le trajet a-t-il pris 2h pour 40km grand max. A destination, il y a aussi une bonne période de l’année des sculptures sur sable. Hélas soit c’est pas la bonne période, soit je ne les ai pas trouvé.La ville est moche et moderne, pleine de résidences de tourisme comme tout le littoral. Je passe par la plage…Je prends ensuite les sentiers côtiers en espérant qu’il y en ait tout le long mais au début ce n’est pas le cas et je finis plusieurs fois dans une impasse. Je retrouve la mer grâce à une église accrochée à son cap.Le sentier est en dent de scie, avec de la végétation méditerranéenne, ficus et agaves en tête, quelques pins aussi. La côte est aussi très découpée avec de multiples baies et plages entrecoupées de falaises souvent friables.La couleur de l’eau est souvent une invitation et celle du ciel pourtant dégagé a du mal à tenir la comparaison…Ça et là, la mer s’est engouffrée dans des cavités les creusant de plus en plus jusqu’à ce que le sol s’effondre en un puits ou une grotte à ciel ouvert. La plus connue, celle de Benagil se trouve plus loin. Du fond s’élève la clameur des vagues qui serinne inlassablement le même refrain.A mi-chemin j’atteins le début du sentier des 7 vallées suspendues, une rando de 5,7km parfois surfréquentée, entre la Praia da Marinha et celle de Vale Centeanes.La 1ère citée par exemple est en ensemble de pénitents, arches, grottes et cheminées de fées façon Colorado.Le sentier se fait autoroute jusqu’à la plage suivante de Benagil qui abrite la fameuse grotte mariné au plafond percé. Comme elle n’est accessible que par la mer et que j’ai mon sac à dos, je ne l’ai pas vue mais ça vaut la recherche sur Internet. La plage par contre a nettement moins d’intérêt et est à l’étroit entre deux parois.Une belle arche et quelques anses plus loin se dresse le phare d’Alfanzina, 23m de haut. A sa construction il est si isolé qu’il a dû atteindre des décennies pour être raccordé à l’électricité…Encore quelques kilomètres plus loin, Algarve Déco annonce l’arrivée. C’est une formation rocheuse où on peut voir la mer s’engouffrer dans les failles minérales et qui comporte une grotte avec deux « fenêtres ».

En guise de dernière ligne droite, j’emprunte les passerelles de bois qui mène au fort et à une chapelle au-dessus de Carvoeiro. L’échancrure en v inversée dans lequel se blottir le village se dévoile. J’ai atteint mon objectif du jour. Superbe rando !!!

Il est 16h et je vais commencer par me réhydrater et me reposer. Pour ça, débarrassé de mon fardeau, je vais camper les pieds dans l’eau sur la plage. L’eau est bien froide. Et la houle vient taper contre une sorte de marché provocant de grosses déferlantes.

Une fois bien remis, je décide de remarcher un peu par exemple jusqu’à la plage de Paraiso où je peux laisser quelques instants mes affaires dans surveillance ou jusqu’à des falaises ocres extrêmement friables.

Fin de journée calme à récupérer des calories. A la guesthouse, je partage la chambre avec une française qui a pu aller en kayak dans la grotte de Bénagil et me raconte son expérience. Le reste de la soirée je récupère.

Faro

Avec les fortes averses de grêle l’avion est parti avec 1h40 de retard. Mais à l’arrivée on n’accuse plus qu’une heure.Je saute dans le bus 16 pour le centre ville et il me dépose devant l’auberge de jeunesse. Je pars ensuite pour une visite de la vieille ville ceinte d’une forteresse percée de quelques portes que voici :Des cigognes gardent les murs. En leur sein, les ruelles sont plutôt délabrées et la cathédrale de style éclectique, suite à un ancien séisme en 1755 qui la détruisit presque complètement.

Autour de l’enceinte la nature et la ville. Au sud, une vaste zone ornithologique avec des bras de mer et des îlots d’herbes hautes. Pour la ville, c’est la marina et sa place bien agréable.

Il est 20h et je cherche un supermarché mais ici tout ferme tôt. Et c’est alors que je fais une super rencontre : Isidro, expatrié vénézuélien et peintre de bateau au Portugal depuis 7 mois. Ensemble on finit par trouver le dernier supermarché ouvert et on est surtout ravi de pratiquer notre espagnol. Grâce à lui, le caissier du supermarché m’offre un paquet d’oeufs en chocolat. Miam ! Je pourrais le retrouver sur ma route demain matin.

De retour à l’auberge je rencontre aussi Harry un hollandais en week-end, Trent un américain catholique à la dent dure contre l’islam et un Brésilien de Sao Paolo au prénom complexe mais avec qui je vais faire une partie du trajet demain car il veut rejoindre une plage sur mon itinéraire et va bénéficier de ma planification du parcours.

Je vous laisse j’ai des œufs (en chocolat) à consommer. Avec la chaleur mieux vaut être prudent… 😋

Beauvais

Ce samedi l’avion pour Faro décolle de Beauvais à 15:20 pour 2:45 de vol. Laurent m’a conduit à l’aéroport (merci) et me montre la cathédrale ainsi que le musée de céramiques de l’extérieur. Le voyage a déjà débuté…

La cathédrale

Le musée de céramiques

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