Ce matin je quitte Faro. A l’auberge les ronfleurs auront disputé les décibels aux paons. Mais j’ai récupéré. Mon collègue brésilien est décidé à me suivre pour lui aller à la plage aujourd’hui et chercher un travail pour rester au Portugal dès demain. Sauf que dans le bus il a rencontré une personne disposé à m’aider donc on n’aura fait que le trajet ensemble.Le bus Eva Transportes quitte Faro à 7:15 et je vais jusqu’à Armação de Pera. Parce que c’est le premier arrêt sur le littoral. Le bus s’arrête partout en chemin aussi le trajet a-t-il pris 2h pour 40km grand max. A destination, il y a aussi une bonne période de l’année des sculptures sur sable. Hélas soit c’est pas la bonne période, soit je ne les ai pas trouvé.La ville est moche et moderne, pleine de résidences de tourisme comme tout le littoral. Je passe par la plage…
Je prends ensuite les sentiers côtiers en espérant qu’il y en ait tout le long mais au début ce n’est pas le cas et je finis plusieurs fois dans une impasse. Je retrouve la mer grâce à une église accrochée à son cap.
Le sentier est en dent de scie, avec de la végétation méditerranéenne, ficus et agaves en tête, quelques pins aussi. La côte est aussi très découpée avec de multiples baies et plages entrecoupées de falaises souvent friables.
La couleur de l’eau est souvent une invitation et celle du ciel pourtant dégagé a du mal à tenir la comparaison…Ça et là, la mer s’est engouffrée dans des cavités les creusant de plus en plus jusqu’à ce que le sol s’effondre en un puits ou une grotte à ciel ouvert. La plus connue, celle de Benagil se trouve plus loin. Du fond s’élève la clameur des vagues qui serinne inlassablement le même refrain.
A mi-chemin j’atteins le début du sentier des 7 vallées suspendues, une rando de 5,7km parfois surfréquentée, entre la Praia da Marinha et celle de Vale Centeanes.La 1ère citée par exemple est en ensemble de pénitents, arches, grottes et cheminées de fées façon Colorado.

Le sentier se fait autoroute jusqu’à la plage suivante de Benagil qui abrite la fameuse grotte mariné au plafond percé. Comme elle n’est accessible que par la mer et que j’ai mon sac à dos, je ne l’ai pas vue mais ça vaut la recherche sur Internet. La plage par contre a nettement moins d’intérêt et est à l’étroit entre deux parois.
Une belle arche et quelques anses plus loin se dresse le phare d’Alfanzina, 23m de haut. A sa construction il est si isolé qu’il a dû atteindre des décennies pour être raccordé à l’électricité…
Encore quelques kilomètres plus loin, Algarve Déco annonce l’arrivée. C’est une formation rocheuse où on peut voir la mer s’engouffrer dans les failles minérales et qui comporte une grotte avec deux « fenêtres ».


En guise de dernière ligne droite, j’emprunte les passerelles de bois qui mène au fort et à une chapelle au-dessus de Carvoeiro. L’échancrure en v inversée dans lequel se blottir le village se dévoile. J’ai atteint mon objectif du jour. Superbe rando !!!


Il est 16h et je vais commencer par me réhydrater et me reposer. Pour ça, débarrassé de mon fardeau, je vais camper les pieds dans l’eau sur la plage. L’eau est bien froide. Et la houle vient taper contre une sorte de marché provocant de grosses déferlantes.
Une fois bien remis, je décide de remarcher un peu par exemple jusqu’à la plage de Paraiso où je peux laisser quelques instants mes affaires dans surveillance ou jusqu’à des falaises ocres extrêmement friables.


Fin de journée calme à récupérer des calories. A la guesthouse, je partage la chambre avec une française qui a pu aller en kayak dans la grotte de Bénagil et me raconte son expérience. Le reste de la soirée je récupère.